mardi 9 mai 2017

Syndrome 0 - Bénédicte VIDOR-PIERRE


Quatrième de couverture: Primatologue, Ben entretient une relation très particulière avec les grands singes qui occupent le zoo où elle travaille.
Malgré son asociabilité, elle est liée avec la fêtarde et libertine Châle, et Marie-Céline, un peu cruche mais attachante.
Le quotidien  de ces trois femmes s’enracine, au fur et à mesure, au cœur de la frontière entre l’Homme et l’animal qui s’avère de plus en plus trouble.

Notre histoire avec le livre: Nous avions été en contact avec Bénédicte Vidor-Pierre avec son roman " Porte de sortie" qui nous avait plu! Nous avons reçu son petit nouveau ces dernières semaines et sommes très touchées par la démarche.


L'Avis de Laetitia

Mes impressions: Ben est primatologue. Les singes prennent une très grande place dans son existence, ce qui la distingue de ses deux autres amies, Chantal alias Châle, épicurienne et Marie-Céline profondément ancrée dans la réalité. 

Ben ne pense pas aux hommes, n'est pas coquette. Son centre d'intérêt principal reste les primates, leurs évolutions et la prise en considération par l'Homme de leurs consciences et de leurs éveils. 

En effet, Ben est intimement convaincue, par son expérience et par ce qu'elle côtoie au quotidien, que les primates sont capables de sentir, vivre et communiquer avec l'homme. Les singes ont une âme et à travers de nombreuses communications ou conférences, elle tente de transmettre ce message. Mais cela est loin d'être évident car les oreilles et les coeurs ne semblent pas toujours aptes à s'ouvrir et à comprendre. 

Nous sommes donc au coeur de l'existence de ces trois femmes, que nous découvrons au fil des pages. Chacune est bien différente et chacune en a conscience. Souvent, l'une se compare avec l'autre, sous-estime ce qu'elle est, surestime l'autre...ces moments de comparaison apparaissent très régulièrement dans ce roman, ce qui montre une réelle fragilité dans les coeurs de ses femmes, qui se remettent souvent en question et se perdent parfois. 

Découvrir ces 3 caractères m'a plu, Ben étant le personnage que j'ai préféré de par sa complexité. 

Bénédicte Vidor-Pierre aborde également sur de nombreux points scientifiques et philosophiques la place de l'animal et la présence d'une âme pour celui-ci. De nombreux passages m'ont fait réfléchir mais d'autres m'ont également perdu car peut-être trop scientifiques.
La religion est également abordée sur de nombreux points et cela nous pousse clairement à réfléchir et à s'ouvrir, si nous ne le sommes pas aujourd'hui, sur la condition animale et ce que l'on ressent vis à vis d'eux. 

Ce livre m'a permis de sortir de ma zone de confort, ne lisant habituellement pas ce genre d'intrigue et je remercie chaleureusement Bénédicte Vidor-Pierre pour sa confiance renouvelée. 

L'avis d'Elsa

Mes impressions : Ben est primatologue, mais est surtout passionnée par son métier. Son admiration pour les singes est telle qu'elle se sent mieux en leur présence, plutôt qu'avec les hommes.

Solitaire dans l'âme, elle a pourtant deux grandes amies : Châle et Marie-Céline. Ces dernières ont du mal pourtant à comprendre les choix de vie de Ben, mais restent à son écoute. Car ce que souhaite Ben, c'est prouver au monde que les primates ont une âme, et qu'elle est toute aussi importante que celle de l'être humain. 

Après avoir découvert "Porte de sortie", Bénédicte Vidor-Pierre nous a gentiment adressé son nouveau livre, et je la remercie.

N'ayant pas l'habitude de lire ce genre de roman, je souhaitais tout de même découvrir rapidement "Syndrôme O", dont le titre m'intriguait. Avec ses 210 pages, il se lit très rapidement.

J'ai apprécié le fait que l'âme de l'animal soit mise en avant, puisqu'il est un être à part entière, souvent considéré comme un membre de la famille lorsque l'on vit avec. Cependant, le côté scientifique de l'oeuvre ne m'a pas séduite. J'ai d'ailleurs eu du mal à rentrer totalement dans l'histoire.

Je n'ai malheureusement pas pu m'attacher aux personnages, aussi sympathiques soient-il. J'ai tout de même apprécié de pouvoir découvrir autre chose et, comme Laetitia, sortir de ma zone de confort.

Date de sortie : 25 janvier 2016
Les éditions abordables - 210 pages
18.90 euros (broché) 

mercredi 19 avril 2017

Là où le soleil disparaît - CORNEILLE

Quatrième de couverture: " En démarrant ce récit, je savais que les pages du génocide et du massacre de ma famille au Rwanda, en 1994, m'attendaient. Je savais qu'écrire cette douleur passée, c'était mettre des petites cuillerées de pili-pili sur la chair encore fraîche d'une plaie que je voulais à tout prix croire fermée. Et, sur le chemin de la rétrospective, j'ai trouvé d'autres plaies. Vives. Brûlantes. Ce livre, il m'aura fallu presque cinq ans pour le finir. " 

Pour la première fois, le chanteur Corneille revient sur le génocide rwandais, le miracle de sa survie, son espoir infaillible, ses rêves, l'immense succès qui a été le sien, mais aussi ce long recul, ces dernières années, qui lui a été indispensable pour renouer avec son histoire et ses racines. 

Le récit poignant, porté par une écriture d'une rare poésie, d'un artiste, mais surtout d'un homme, à la recherche de sa vérité. Auteur-compositeur-interprète, Cornélius Nyungura, dit Corneille, est né le 24 mars 1977. Parmi toutes les chansons qui évoquent son histoire, Parce qu'on vient de loin et Seul au monde ont bouleversé le public.


Notre histoire avec le livre: Lors de la sortie de cette autobiographie, la maison d'éditions XO nous a contacté afin de nous proposer de la découvrir. Nous avons accepté avec grand plaisir, appréciant toutes les deux ce chanteur qui a bercé une partie de notre adolescence et nous bouleverse encore aujourd'hui. 


L'Avis de Laetitia


Mes impressions: Dans cette autobiographie, Corneille retrace son parcours, de son enfance jusqu'à aujourd'hui. Il raconte ses blessures, ses moments de joie, ses débuts dans la musique, tout ce qui a construit l'homme qu'il est aujourd'hui. 

Avec beaucoup de sensibilité, Corneille de son vrai nom Cornelius, aborde son enfance en Allemagne avec ses parents, son frère et sa soeur, leur retour au Rwanda, son enfance brisée par le drame qui a transformé sa vie et dont il est seul survivant: la disparition de ses parents dans le génocide rwandais.

Avec pudeur, il parle également d'un autre souvenir d'enfance qui a chamboulé son existence: les abus sexuels qu'il a subi de sa tante. 

Si le début de cette autobiographie est pesante de par les drames qui ont brisés l'enfance de Corneille, il y a par la suite de très beaux passages plein d'amour et de poésie. 

En effet, Corneille nous fait part d'échanges très personnels qu'il continue d'avoir avec son père. Ses deux enfants et son épouse Sofia ont également une place prépondérante dans sa vie et sont sa bouée de sauvetage. 

Il évoque  ses sentiments et ses pensées sans détour: la culpabilité de ne pas avoir pu sauver son frère et sa soeur, le sentiment d'échec lorsqu'il aborde sa carrière de chanteur, les échanges très personnels avec ses proches disparus...

Il lui aura fallu 5 ans pour écrire son livre et l'on comprend pourquoi.

J'ai découvert une personnalité très attachante et semblant porter des valeurs que j'estime

Beaucoup d'amour se dégage de ce livre et cela apporte de la douceur face aux tragédies évoquées par Corneille et à ses déceptions musicales. Il y a une certaine philosophie qui se dégage de ses écrits et elle nous rappelle l'importance des petits riens. 

J'ai donc apprécié découvrir son histoire, écrite par lui et conseille cet ouvrage à qui souhaite en apprendre plus sur lui!


L'avis d'Elsa


Mes impressions : Je ne pense pas qu'il soit utile de présenter Corneille. Qu'on aime ses chansons ou non, nous avons tous entendu ses hits "Parce qu'on vient de loin" ou "Avec classe", pour n'en citer que deux. Corneille est un chanteur que j'aimais beaucoup, et je trouvais également son histoire très touchante. Aussi, lorsque les éditions Xo ont proposé de découvrir son autobiographie, nous n'avons pas hésité très longtemps avec Laeti.


Corneille a mis cinq ans à écrire ce livre. Il se livre sans tabou et nous raconte les plus beaux moments de sa vie, mais surtout les pires. 


"L'écriture de mon histoire m'a mené à conclure que je devais le meilleur de ma vie au pire de mon existence".


Né en Allemagne, il rejoindra, durant son enfance, le Rwanda, son pays d'origine. Fragilisé par une sexualité très précoce et découverte anormalement, sa vie va définitivement basculer en 1994, lors du génocide qui a coûté la vie à de nombreux rwandais, dont sa famille. Seul rescapé, il a vu ses parents, ses deux frères et sa sœur se faire tuer. Va s'en suivre une longue traversée du désert avant qu'il puisse s'échapper de ce pays en guerre. 

Le traumatisme qu'a vécu Corneille est indescriptible. Par ses mots, il m'a beaucoup touchée. Je n'ose imaginer sa douleur tant elle est forte. On ne sort définitivement pas indemne d'une telle épreuve.

Après le drame, Corneille nous parle de sa difficile reconstruction, de son avenir incertain, puis de la rencontre qui va changer son destin : Sofia, la femme de sa vie.

"Rien n'est plus fort qu'une femme qui s'aime".

Il va également évoquer, bien entendu, sa célébrité, et notamment le succès qu'a rencontré son album "Parce qu'on vient de loin". Je me souviens avoir écouté cet album en boucle, surtout les chansons "Va, on se reverra" et "Toi", que j'adorais particulièrement. En lisant son autobiographie, j'ai d'ailleurs eu envie de ressorti son album.

"J'ai eu vingt-quatre ans pour trouver ses mots. Il ne pouvait qu'être bon et, mes sincères excuses cher public, je n'en ferai jamais de meilleur".

Et je suis d'accord avec lui. J'ai écouté ses deux albums suivants mais le charme n'a pas autant opérer. Et puis, on passe à autre chose, à un autre artiste, sans se soucier du précédent ...

Corneille se dévoile en toute simplicité. Après avoir connu la gloire, il évoque également la descente aux enfers, puis comment il a tenté de remonter la pente, grâce à sa "nouvelle" famille et sa nouvelle philosophie de vie. 

J'ai vraiment apprécié en savoir plus sur le chanteur bien entendu, mais surtout sur l'homme. Merci encore aux éditions Xo pour leur confiance et leur gentillesse.

"Les rêves ne sont pas toujours faits pour être concrétisés. Parfois, ils sont là que pour rendre l'éveil un peu plus merveilleux que le réel".

"Le problème avec la franchise, c'est qu'on l'accueille rarement avec le cœur ouvert et qu'elle donne suite à des échanges de tirs qui peuvent durer longtemps".

Date de sortie : 4 octobre 2016
Xo éditions - 319 pages
19.90 euros (broché) - 12.99 euros (ebook)

lundi 20 mars 2017

Gavin's Clemente-Ruiz - Comment papa est devenu danseuse étoile


Quatrième de couverture : Depuis qu’il est au chômage, Lucien Minchielli, 47 ans, est affalé sur le canapé du salon. Sophie, sa femme, n’en peut plus. Un jour, subitement, il reprend le sport et s’inscrit au cours de danse de sa fille Sarah, qui en est mortifiée. Paul, le petit dernier, se réfugie chez sa grand-mère, une ancienne danseuse étoile du Bolchoï que son mari a abandonnée à l’annonce de sa grossesse.
Si la danse est une histoire de famille chez les Minchielli, Lucien s’était jusque-là bien gardé de s’y intéresser. Comment la famille va-t-elle survivre à ce nouvel épisode qui bouscule tout leur équilibre ? Lucien va-t-il finir par s’expliquer
sur cette soudaine et incompréhensible lubie ?



Notre histoire avec le livre : Après un premier partenariat réussi, nous poursuivons notre collaboration avec les éditions Mazarine, qui ont gentiment accepté de nous adresser ce titre.

L'avis d'Elsa

Mes impressions : À 47 ans, Lucien, au chômage depuis un an, se métamorphose. Adieu les journées affalé sur le canapé à végéter, et place à la remise en forme ! 

Ce film de danseurs étoile, qui n'a pourtant jamais connu son père, va, du jour au lendemain, se mettre au jogging et surtout ... S'inscrire à la danse classique ! Une façon de renouer avec ses racines ? Ou une lubie ? C'est ce que nous verrons au cours de ce roman.

Lorsque nous avons reçu ce livre, la couverture m'a immédiatement attirée. Avec son titre, je m'attendais à un roman humoristique et décalé, et j'ai été bien servie !

Lucien va radicalement changer de comportement suite à une dépression liée à son licenciement. Sa femme Sophie, qui s'est retrouvée aux commandes de la maison bien malgré elle, apportera une sécurité financière à la famille. Mais elle devra également s'occuper intégralement du foyer et de l'éducation de leurs enfants. Alors, quand elle voit son marie se reprendre en mains sans raison apparente, elle reste dubitative. Crise précoce de la cinquantaine ? Relation extra-conjugale ? Difficile de suivre le quotidien des Minchielli ! 

L'ensemble du roman est narré par Paul, le fils de Sophie et Lucien. Enfant modèle, il va suivre la nouvelle vie de son père, tout en écoutant les doléances de sa mère et de sa sœur. Comme toujours, il pourra compter sur sa grand-mère, qu'il va voir chaque semaine. Cette dernière s'étonne d'ailleurs de la métamorphose de son Lucien. Pourquoi la danse classique maintenant, alors que cela ne l'a jamais intéressé, malgré deux parents étoilés ? 

J'ai trouvé Paul attachant. Fuyant les disputes, il va se retrouver au milieu du conflit familial. Pourtant, il restera à encourager son père dans son nouveau mode de vie, aussi pittoresque soit-il.

Sa sœur Sarah est le cliché de l'adolescente agaçante. Esprit de rébellion, ignorant sa famille, elle ne pense qu'à la danse contemporaine ... Et à Black M, qu'elle écoute en boucle. C'est un personnage que je n'ai pas vraiment apprécié. En réalité, je ne l'ai pas trouvé d'une grande utilité ici.

Ce roman est drôle et touchant à la fois. J'ai eu du mal à comprendre les choix de Lucien au départ, et puis tout s'est éclairé au fil des pages. La plume de l'auteur s'adresse à un public jeune selon moi. Cependant, j'ai apprécié cette lecture qui m'a permis d'évader mon esprit d'un quotidien parfois pesant.

Je remercie une nouvelle fois les éditions Mazarine pour cet envoi, et pour leur confiance.

"On ne pleure pas chez les Minchielli".


L'avis de Laetitia 

Mes impressions : Elsa vous ayant parfaitement résumé l'intrigue, je passe directement à mes impressions.

Tout d'abord, j'ai trouvé cette lecture extrêmement fluide. Le ton léger, adopté par l'auteur, sans pour autant laisser de côté les sentiments des personnages, rend cette lecture attachante et particulièrement agréable.

Lucien est un homme fragile et désabusé en début de roman. Loque humaine, il se désintéresse de tout, même du quotidien de sa famille et pourtant, une vraie révolution va naître dans sa tête lorsqu'il va partir en quête de ses racines. Le fait qu'il trouve de nouveau un but concret à son existence apporte rebondissement et dynamisme à cette histoire car nous le suivrons dans sa quête tout le long.
Teintée d'humour, de joie, de désillusion, c'est avec beaucoup d'humanité que l'auteur nous transporte dans la tête de cet homme incroyable et dans son quotidien familial.

Si le personnage de Sarah m'a également agacé, j'ai trouvé Paul très mûr pour son âge et sa volonté de rester auprès de son père malgré les préjugés de tous m'a beaucoup touché. L'amour père-fils est ici plus fort que tout. Paul est également très proche de sa grand-mère et si vous suivez le blog depuis quelques temps maintenant, vous savez peut-être l'importance que j'attache aux relations inter-générationnelles. La tendresse qui émane de la relation de Paul avec sa grand-mère est palpable lors de chacun de leurs échanges.

Pour venir à l'intrigue, j'ai trouvé que celle-ci était agréable à suivre, même si j'ai trouvé que certains événements étaient peut-être trop faciles à insérer, ou trop rapides dans leurs transpositions.

Je ne pensais pas que le but de ce papa, de devenir danseur étoile, en début de roman, était celui qu'il est ( désolée de ne pouvoir trop en dire, je ne souhaite pas vous spoiler). Je m'attendais à plus de passion, même si clairement, la danse fait partie de la famille Minchielli depuis presque toujours.

Ce roman reste une belle lecture pour moi, légère, tendre, sincère et rafraîchissante et je remercie les éditions MAZARINE pour cette opportunité de découvrir ce livre dont la couverture m'interpellait beaucoup.

Date de sortie : 30 mars 2016
Editions Mazarine - 240 pages
16 euros (broché) - 10.99 euros (ebook)
Existe également en format poche, 7.10 euros

lundi 27 février 2017

Agnès Abécassis - Le tendre baiser du tyrannosaure

Quatrième de couverture : Rassurez-vous, il n’y a pas de vrai tyrannosaure dans cette histoire.
Mais il y a Félix, un paléontologue peureux à qui sa grand-mère ordonne de quitter la femme avec laquelle il vit pour affronter ses pires angoisses. S’il y parvient, il aura droit à une immense surprise…
Et puis il y a Olive, sur le point de se marier, qui annonce à sa famille que son couple ne désire pas avoir d’enfant. Scandale, indignation et machinations de la mère et de la belle-mère !
On évoque Tom, aussi ? Un flic désabusé et terriblement romantique, trop sans doute pour la fille capricieuse qu’il va rencontrer.
Et n’oublions pas Ava, vendeuse d’escarpins de luxe, qui reçoit un jour d’une cliente millionnaire  un bijou hors de prix, et qui quitte illico cet emploi qu’elle déteste tant. Jusqu’à ce que son bijou disparaisse…
Des personnages qui forment une bande irrésistible et nous emportent dans un tourbillon de sentiments. Une comédie réjouissante, à dévorer d’urgence !

L'avis d'Elsa

Mon histoire avec le livre : Ayant lu quasiment tous les livres d'Agnès Abécassis, j'étais curieuse de découvrir son dernier titre.

Mes impressions : Nous retrouvons ici Félix, un homme totalement décalé et passionné par la paléontologie. Félix est un gentil comme on dit. Il se laisse trop souvent marcher sur les pieds, surtout par Iolanda, la femme avec qui il vit.

Son entourage est tout aussi original, mais attendrissant. J'ai d'ailleurs eu une préférence pour Ava et Tom. Je les ai trouvés touchants de par leur passé, mais également leur volonté à vouloir améliorer leurs vies.

Il me semble compliqué de vous résumer l'histoire puisqu'il y en a plusieurs dans ce livre. La diversité des personnages est plaisante et peut à la fois effrayer. Personnellement, je n'aime pas les romans où il y en a trop, mais cela ne m'a pas dérangée ici car Agnès Abécassis a su les situer et les lier dès le départ. Cela m'a permis de ne pas être perdue au fil de ma lecture.

Ce qui m'a surtout attirée dans ce livre, c'est le titre. Ayant lu ses précédents romans, je me demandais si Agnès Abécassis n'avait pas changé de registre. Et j'ai obtenu ma réponse : non, et c'est tant mieux, car j'ai pu retrouver la même plume fraîche et humoristique que dans "Au secours, il veut m'épouser !" ou encore "Le théorème de cupidon".

Même si "Le tendre baiser du tyrannosaure" n'est pas le livre que je préfère de l'auteure, j'ai été contente d'avoir pu le découvrir et de m'être retrouvée au milieu de cette bande de joyeux lurons.


Date de sortie : 9 mars 2016
Editions Le Livre de Poche - 352 pages
7.10 euros (broché) - 6.99 euros (ebook)

vendredi 24 février 2017

Victor Jeoffre - Un simple roman



Quatrième de couverture : Cancre campagnard, relégué au fond de la classe, la fatalité guettait le jeune Manech. Le destin voudra qu'il tombe amoureux de Lara, une étudiante bretonne, qui lui apprend l'amour. Pourtant, sa rencontre avec la vie parisienne, bien connue pour ses distractions nocturnes, aura raison de se romance, qu'il remplacera par des passions aussi multiples que fugaces. Seulement, dans cette nouvelle vie, tout le révolte : son avilissant travail de bureau, ses amours sans âmes, ses amis sans combats, sa génération perdue. Il se met alors à écrire... et tout change, les évidences du passé comme celles de l'avenir.

Notre histoire avec le livre : Laetitia a reçu de la part de l'auteur une proposition pour découvrir son roman. Après échange avec Elsa, nous avons accepté, la quatrième de couverture et la couverture nous interpellant. 


L'avis de Laetitia

Mes impressions : Manech est un jeune homme un peu perdu lorsqu'il rencontre Lara. Une relation fusionnelle naît alors entre eux et Manech apprend l'amour. La narration de l'auteur nous donne l'impression d'être complètement impliqué(e) dans ces scènes et je me suis sentie parfois gênée par le vocabulaire parfois cru, utilisé.

Si l'on a l'impression au départ, que ce couple va durer de par la relation forte qui semble unir Manech et Lara, il n'en est rien. Le couple rompt et Manech, en conquérant, enchaîne les conquêtes.
Je dois avouer que son narcissisme m'a parfois agacé et j'ai eu du mal, au départ, à comprendre Manech et à l'apprécier.

Lorsque finalement, il se rend compte que son mode de vie ne le rend pas heureux, il commence à écrire et cette introspection a fini par me toucher. J'ai trouvé que la plume de l'auteur gagnait en fluidité et en sensibilité, ce que j'ai apprécié.

Le style de ce roman est clairement contemporain.

Même si je n'ai pas eu de coup de coeur pour cette histoire, je remercie Victor Jeoffre de nous avoir fais parvenir son roman qui n'est pas si simple contrairement à son titre et qui m'a permis de sortir un peu de ma zone de confort.

L'avis d'Elsa

Mes impressions : Un simple roman ? Pas tellement !

Quand Manech rencontre Lara, il apprend tout de l'amour. Pourtant, il va la quitter brutalement, sans explication. 
Cet amour sera remplacé par des aventures, nombreuses, qui ne le rendront pas heureux pour autant.
Alors Manech va écrire, comme pour s'exorciser de ses dernières années.

"Leur relation c'est ça ; de l'instantané durable, de la vie à en mourir".


Difficile de résumer ce roman sans trop en dire. Manech, qui à priori a tout pour lui, va pourtant tout quitter. Son personnage complexe m'a parfois décontenancée. Cependant, à la fin de ma lecture, j'ai compris son attitude, du moins envers Lara.

En la quittant, il va mener une vie sans tabous et sans limites, souhaitant jouir de chaque moment. Mais cette vie ne lui convient pas. 

Cette première partie de roman n'est pas celle que j'ai préféré. En effet, ne comprenant pas le comportement de Manech, je n'ai pas réussi à m'attacher à lui.

A partir du moment où ce dernier écrit pour "se sauver", j'ai été plus entraînée dans son monde, et ai plus apprécié ma lecture.

L'auteur a une plume particulière, directe, qui peut parfois dérouter. Pour ma part, cela ne m'a pas déplu, et j'ai été contente d'avoir pu découvrir un genre de livre différent de ce que je peux voir d'habitude. 

Je remercie une nouvelle fois Victor Jeoffre pour sa confiance.

Date de sortie : 29 juin 2016
Autopublié chez Bookélis - 156 pages
12.50 euros (broché) - 3.99 euros (ebook)